Claude Venard, peintre de l’École de Paris, ami de Braque, Picasso et Giacometti, a été qualifié de peintre cubiste. Claude Venard est resté fidèle, en effet, durant la majeure partie de sa vie à un post-cubisme instinctif.
Dès sa première exposition au Salon d’automne et des Tuileries, à Paris, en 1937, au Salon des indépendants en 1953, se révèlera le talent indiscutable de Claude Venard et les grands critiques de l’époque, comme Salmon, Apollinaire, Prévert et Cocteau, devenus ses amis et ses préfaciers, le classeront parmi les grands noms de la jeune génération de l’Ecole de Paris.
Avec son esprit inventif, Claude Venard s’amuse avec désinvolture à mêler formes, rythmes, couleurs et lumières, à la recherche du ton juste, afin d’exprimer, à la manière des peintres futuristes, une sensation dynamique et énergétique et une simultanéité des états d’âmes, vision d’un monde et de sa couleur perçus à travers un kaléidoscope.
Son trait parfois s’incise dans la matière. Tracé linéaire que l’artiste inscrit avec le dos de son pinceau, Claude Venard expérimente à travers cette approche un geste primitif liant le dessin à la matiere qu’il veut dense et brute.
Epicurien, amoureux de la vie et de ses plaisirs, Claude Venard, peintre du bonheur, reste fidèle à la figure humaine et notamment à celle de la femme sensuelle et séductrice qui domine une grande partie de son œuvre.
Les voiliers au trait stylisé, le gigantisme parfois de ses poissons gisants dans ses décors, dévoilent le vif attrait et la fascination de Claude Venard pour la mer qu’il a découverte, sentie, visualisée et profondément aimée lors de ses périples à bord de ses différents bateaux à travers l’Atlantique et la Méditerranée.
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